mercredi 24 juillet 2013

Artifices des dessous : Corset, faux-culs...


Cher Toi,

La température monte, monte...
Les corps exultent...
Les sens jubilent...
Les cœurs chavirent...

Ma dernière idée : une virée au musée...
Histoire de m'y encanailler !


Ayant loupé le lancement des festivités coquines, comprenons le vernissage de l'exposition la plus truculente de l'été, il me fallait remédier à ce manque. Comment ? En contrant la canicule parisienne et en me propulsant dans l'antre...

L'entrée au Musée des Arts Décoratifs se fit en plein jour. L'écrin noir velours fut doux et énigmatique. Plongée dans la pénombre, je me laissais envelopper d'une atmosphère tant mutine que coquine, entre ombres et lumières tamisées...

Des tournures aux paniers, des corsets aux faux-culs, avec baleines ou rembourrage, je découvris lors d'une déambulation à travers les époques, de ces artifices où la mécanique des dessous joua un rôle prépondérant dans le modelage du corps et de l'esprit humain.

Un p'ti saut dans le XIVème siècle, un détour au XVIIIème, un coup d'oeil au XVIIème... Des découvertes au fil des ans me firent améliorer mes connaissances sur l'origine des dessous chics qui nous sont si chers, Cher Toi.
 

Sans stress, le faux-cul tressé s'offrit à ma vue ! La tournure "queue d'écrevisse" déplia sa technique sous mes yeux. Des dessous chics, je pris conscience que l'imagination de l'homme est sans pareil pour torturer le corps en faisant croire qu'il y prend plaisir. Le souci du paraître, la transformation en dessous, la métamorphose de l'enveloppe ne datent certes pas d'hier. La chirurgie esthétique puise son inspiration dans d'étonnants stratagèmes de modelage du corps à revers de baleine, corset, lacet et autres instruments servant à faire pigeonner les gorges, à rembourrer le mollet, à gonfler la braguette, à bomber le torse...



Instructif, ludique, dépaysant...
Canaille, coquin, tortueux ou torturant...

Crinoline ou panier,
Mon esprit fut bousculé !
Tournure qui te surprend aux entournures...
Mes sens ont basculé !

Dépaysant voyage dans le temps
Le temps de découvrir qu'au fil des ans,
Courbes, courbures, chutes de reins
Se sont effacées sur le miroir "sans teint"
Des nouvelles modes contemporaines
Et ont gommé ces belles formes...

De nos jours, de moins en moins de velours
Dans ces silhouettes longues et plates.
La grâce a cédé la place au souverain Silicone !
Mais la vallée des formes girondes
Fait cap vers les nouvelles rondes...

Les rondeurs étant tellement plus douces
A savourer et à croquer...
Que je ne résiste point au fameux
"Dans les yeux... J'ai dit... Les yeux !"

Sur ce,
Dans quel creux
Déposes-tu tes yeux ?

Crédits :
Photo : 
Bribes et Trib. pour "Corset de Verre", "Envolée de faux-culs", "Froufrous montants", "Corsets lacés sous lumières tamisées", "Manège des crinolines et autres mécaniques",
Patricia Canino pour "Panier et corset doré","Faux-cul tressé" le tout pour Les Arts Décoratifs
Expo : Avec les félicitations aux Arts Décoratifs pour cette exposition de très belle qualité, jusqu'au 24 Novembre 2013
Publicité : Wonderbra 1994

jeudi 18 juillet 2013

Nos Politiques en mode Tragi-comique...

Cher Toi,

Serait-ce la vague festive du 14 Juillet qui perdure ou la saison estivale qui insuffle un air de comique à nos politiques? Aucune réponse tranchée à cette heure mais un humour bien trempé sévit ces jours-ci ! Pour preuve, quelques clichés représentatifs...

D'abord, il y eut l'apparition d'une nouvelle stratégie (ou devrais-je écrire d'un nouveau syndrome ?) avec le "Merkievielisme" qui, comme nous l'explique Ulrich Beck dans les pages du sérieux "Philosophie Magazine", "consiste à faire de ses hésitations une méthode de pouvoir"... La photographie illustrant ses propos était tout bonnement la meilleure accroche visuelle imaginable !
Et tellement "raccord" avec nos pétards de Fête Nat. !

Puis, de pages feuilletées au surf de posts, quelques croustillantes drôleries me firent de l’œil. Forcément, Boz-Holland avait encore sa cravate de travers mais cette anecdote est tellement banale de "normalitude" que je sélectionnais de préférence nos "DuponT et DuponD" en pleine action dans la vraie vie... Des vraies têtes de gagnants au concours de "qui sera le plus benêt" !


Evidemment, vu sous cet angle, la France va "encore" frôler le ridicule. Alors, autant pratiquer l'autodérision, et nous serons sans doute aucun absous pour avoir donner le sourire au reste du monde... Mais ce n'est pas fini !

Dans la région de "Guignol", une autre espèce en voie de disparition, par l'entremise de la section du Parti Communiste d'Oullins, a agi non sans humour ! Le S'crrétââiiirrrre du Pârrrti d'Oullins a décidé avec ses CA-MA-RA-DES de contribuer à sauver l'UMP de ses délicats déboires en raison d'un mauvais calcul mathématique dans ses comptes de campagne... Pour un montant, après cotisation auprès des membres du PCF de sa région, à hauteur de UN euro symbolique ! Si tu souhaites te délecter de l'humour Coco, je te glisse ici un petit lien magique pour découvrir la missive généreuse.

Finalement, ils sont comiques nos politiques... et prêts à prendre des risques !

Vladimir a même plongé en bathyscaphe... Et Kim Jong-Un s'est éclaté à visiter une champignonnière... La légende ne précisait pas s'il s'agissait de champignons hallucinogènes !









Quand je pense qu'un Ruskoff dézingué est en train de faire tourner le lait de nos pôôôôôv' vaches avant même de les traire? Que penses-tu de lui proposer une virée en bathyscaphe ? En aller simple évidemment !

Je te noie de bi-bi...

Crédit Intello : Philosophie Magazine N°71 - Juillet/Août 2013
Crédit Culot : Lyon Capitale pour son article et la publication de la Missive du PCF d'Oullins
Crédit Photo : 
Photoshop pour Angela, j'imagine car aucun crédit cité dans Philosophie Magazine...
Desmazes / SIPA pour les DuponT et DuponD en visite à l'usine Tinto Alcan à St Jean de Maurienne le 13/07/2013,
Alexei Nokolsky / RIA-NOVOSTI / AFP pour Vladimir,
MAXPP pour Kim Jong-Un

mercredi 17 juillet 2013

Fête Nat. ... Un peu sans queue ni tête !

Cher Toi,

Alors que Dimanche soir, nous célébrions magistralement notre Fête Nationale en compagnie de notre cher ami Mr HD., j'eus envie de partager certains clichés du spectacle que nos impôts de bons parisiens offrirent aux peuples d'ici et d'ailleurs. Quel luxe que d'admirer ces "prélèvements effectués d'autorité" partir en fumée et ce, avec un beau sourire accroché !

Alors que Boz-Holland fut hué et conspué lors du défilé, les réjouissances de la soirée débutèrent sous la bannière "Classique" avec de prestigieux interprètes, une scène située dans un décor de rêve car il n'est pas donné à tout le monde de se produire aux côtés de notre féerique Dame de Fer... Jusque là, le spectacle était de bonne facture ! Vint ensuite, l'allumage de la mèche et de ses 6.000 bombes... Ça pétaradait de toutes parts. Même si cette pyrotechnie œuvrait dans l'éphémère, que le tout partirait en fumée, nous étions tous bluffés, les mirettes bien écarquillées. 


Une fausse note entachait cependant cette représentation : la programmation sonore ! Un imbroglio difficile à suivre quant aux clichés supposés être représentés. Des voix de personnalités historiques comme issues du show-biz, françaises et étrangères, lisant des bribes de textes ou chantant des tubes d'époques révolues... Un vrai bazar, à la limite du bordel sonore !

Autant les lumières explosives étaient qualitatives que la bande-son nous laissait perplexes et dubitatifs. Mais c'était sans compter sur le final lumineux...
La "Grande Dame de l'Hôtel de Ville" a osé !

"Quoi donc ???" t'entends-je d'ici.

Et bien "peinturlurer" la Tour Eiffel aux couleurs de l'arc en ciel... Est-ce parce que nous étions perchés sur une très belle terrasse au 8ème ciel que nous entendions résonner les icônes gay, par les voies de Freddy Mercury et Prince, en décalé ? Je ne saurais être trop précise à ce sujet car...


D'emblée, ce clin d’œil coloré m'avait amusée et je supputais la rébellion que ça allait susciter. Un déferlement médiatique a bien été enregistré. Pour éviter le chaos, une explication tout-à-fait tirée par les cheveux fut avancée... Le lendemain de cette joyeuse Fête Nat., l'embrouillamini surgit quant audit final lumineux, à la limite de l'incandescent (ou de l'indécence ?), où l'arc en ciel faisait soi-disant référence au peuple d'Afrique du Sud !

Je veux bien qu'on endorme les révolutionnaires "anti-mariage gay". Mais les "gay" lurons de l'Hôtel de Ville ne nous prendront pas que pour des cons... Et moins encore, nous feront prendre des vessies pour des lanternes ! Après tout, nous ne sommes pas en pleine crise prostatique que je sache ! Même si "la ville s'étouffe d'une décennie de gauche plurielle" comme le souligne François Marchand dans son roman d'anticipation "Cycle mortel" que je lis en avant-première...

Pour faire durer le plaisir, Internet est fantastique ! Aussi, je ne résiste pas à la tentation de partager la vidéo officielle et intégrale du feu d'artifice de ce 14 Juillet 2013 à Paris...

Chère France, Chers Compatriotes...
Finalement, votre folie et vos déraisons me manquaient !
Ce pays a décidément nul autre pareil dans ses contradictions et excentricités...

Sur ce,
J'ose de couvrir de baisers enflammés...

Crédit Photo : 
Merci à Paris Zig-ZagJ'aime Paris ! et Fred Dufour - AFP pour leurs explosions colorées
Crédit Vidéo : Pour revivre le Feu d'artifice du 14 Juillet 2013 à Paris, un grand merci à la Mairie de Paris
Crédit Lecture : "Cycle mortel" de François Marchand  (merci à mes amis de la Presse pour la découverte avant l'heure)

jeudi 11 juillet 2013

Paris, Paris... En mode Plage !

Cher Toi,

Ma saison préférée débute enfin dans la Ville Lumière !

Bien que l'été se soit montré très frileusement au démarrage, nous sommes maintenant récompensés d'avoir cette vive sensation que seul le mois d'Août habituellement nous procure avec sa vague chaleureuse, sa nonchalance, sa douceur de vivre.

Des wagons entiers de stressés ont quitté la Capitale pour aller se noyer dans d'autres bains... de mer et de foule où tous adorent s'agglutiner !

De ce fait, c'est pour les amoureux de Paris, une véritable aubaine. A nous de fêter dignement cette ville encore plus enjôleuse... Le côté "latin" devient palpable. Un air charmeur embaume la ville alors que les rayons chauffent, que les tenues s'allègent. A contre-courant, lançons la saison plage... de verdure, avant que "La Grande Dame de l'Hôtel de Ville" inaugure officiellement son maintenant célèbre "Paris Plage"...

Oh Paris, Paris ! Ce que tu es jolie !
Tu es invité à venir en profiter ! Je t'y attends ici...

Les générations de toutes cultures se côtoient au Luxembourg, havre de verdure et de paix, luxe immense par les temps qui courent car les poudrières sont en surchauffent...

Et oui ! Ça pète aux entournures ! Pendant que la France s'apprête à célébrer sa fête nationale, à faire défiler ses forces militaires sur "La" plus belle avenue du monde, que la féerique "Tour Eiffel" soit illuminée de toutes les éblouissantes roses, vertes, bleues et ors lors du si fameux feu d'artifice de cette citée, d'autres entament un mois de jeûne sous des auspices moins glorieux, en faisant sauter les voitures dans le bastion chiite de Bey... Serait-ce la nouvelle tendance que de faire exploser son propre clan, histoire d'être sûr que tout pète comme il faut, à la sauce "made in Hezbollah" ?

A chacun son moyen festif m'a rétorquée la Comtesse de Brisbourg, lors de notre dernier échange !

Du Luco au ludique, à l'abri des marronniers d'Inde et autres majestueux chênes multicentenaires, alors que je m'amusais à la lecture de "Messie malgré lui" *, rocambolesque et récréative à souhait, mon esprit - pourtant occupé à rire - fut diverti d'une autre manière. Des mouvements s'opéraient autour de moi...

Posant l'ouvrage sur les genoux, je me délectais de l'observation de mes semblables, les humains. Une drôle de manie s'est emparée d'eux : le ballet de chaises... Un défilé d'un autre genre que celui qui se prépare sur "Les Champs" !

Au fur et à mesure de leurs envies, du déplacement du soleil ou de la variation de leurs humeurs, ils ne changent pas tout simplement de place, en choisissant une autre chaise où poser leur séant... Non, non ! Ils prennent "leur" chaise et la promènent au fur et à mesure de chacune de leurs évolutions au sein du jardin. La notion d'appartenance et la peur de manquer m'interpelleront toujours ! Le cœur de la ville est décidément une source intarissable pour l'anthropologie.

Puis, la pépite photogénique surgit, lorsque mon œil associa le regard de l'homme de bronze sur le décolleté de la donzelle qui bronzait... Et là, je dis "Merci la vie !" car en plus d'être pleine de surprises, elle nous offre aussi beaucoup de petits plaisirs simples qu'il nous faut savoir regarder et apprécier !


Bouquets de chauds baisers...

Crédit Photo : Bribes & Trib.
* "Messie malgré lui" d'Agathe Colombier Hochberg

dimanche 7 juillet 2013

Seins... Sexe... Avec ou sans tabou ?!

Cher Toi,

Finissant tout juste une mission "sous couverture" au cours de laquelle je m'interrogeais sur la prépondérance des couvertures dénudées - dans le domaine de la presse écrite - en ce début d'été. Comme à chaque saison estivale, le sujet central, vendeur et accrocheur est encore et toujours : 

Le S-E-X-E !

C'est indémodable.
Ça marche à tous les coups !
Plus c'est racoleur, plus les ventes enflent !
Ça grimpe, ça grimpe... De quoi affoler tous les compteurs !
Il fallait bien cela pour préparer les naïades à faire semblant d'être absorbées par la lecture, lors de la pause bronzette "proche la piscine" ou sauvagement allongées sur le sable chaud, limite brûlant... Se consumant de désir... sous un soleil de plomb !

"Quel est votre déclic "Désir Sexuel" ?" ou "Faites de l'art en faisant l'amour !" sans oublier "Comment re-dynamiser votre couple ?" et de "Réinventer le plaisir au lit sans changer d'homme !" Ouf! Il n'est pas préconisé d'en changer. Du moins, pas tout de suite...

Même le dictionnaire chauffe sur le sujet ! Aux dires du "Elle" qui rêve de faire pénétrer (ou la la, je m'égare) certains nouveaux mots : "lovomètre" du mois, "slow sex" (conceptualisé en 2002, tu parles d'une nouveauté !), "le vajacial" (je te laisse le soin de découvrir ce que c'est !), les "sex sellers", et autres drôleries.

Joueuse que je suis, j'ai fait le test "Connaissez-vous les nouveaux mots du sexe ?" où j'appris que "ma culture sexe est au top ! Rien ne m'échappe. Avec la personnalité que j'ai, je ne compte pas me laisser influencer"... Quel niveau !

Le meilleur revient encore et toujours à ces puritains d'américains ! L'offense est palpable. La vague scandaleuse franchira-t-elle l'Atlantique ? Je doute !

Quel est donc le dernier brûlot de l'été Outre-Atlantique ?
La vidéo de Justin, Of Course !*
Et pourquoi donc ?
Mais à cause de tous ces seins dévoilés, portés à l'écran...
Quelle impudeur !

Résultat : Buzz assuré car son tout dernier clip vient d'être censuré !
Après l'avoir visionné en guise de messe dominicale, certes c'est sensuel mais ni trop, ni mal à propos. Pauvres ricains, ils seront privés d'une vidéo agréable à l’œil même si la chanson elle, est toujours de la même trempe Timberlake, de la soupe estivale pour nos p'tites oreilles...

Si l'envie te prend, ça se regarde doucement, avec plaisir, ici :



La censure est légion au pays de la sur-communication, où l'image est reine.
Alors que montrer ? Que dévoiler ?
Des fesses, des popotins, des culs nus pourquoi pas...
Mais des seins, ceux qui nourrissent les bébés de l'Amérique, alors ça non ! C'en est trop !...

Comme quoi, malgré la mondialisation, la globalisation, l'uniformisation tentée de nos modes de penser, la différence culturelle est bel et bien vivante et a de beaux jours devant elle !

La prochaine fois, je te promets de mettre le feu aux poudres...
Avec un sujet bien plus subversif...
Fichtre ! Fétiche...

D'ici là, je te couvre de baisers...

Crédit Photo: Merci à Marc Lafontan pour cette femme "Ombre & Lumière"
Crédit Presse : Be, Biba, Grazia, Cosmopolitain, Elle Et cetera...
*Of Course : Bien sûr !

jeudi 27 juin 2013

Soirée Surprise... Soprano... Oh ! Oh !

Cher Toi,

Il est des jours et des vies bien remplis et bénis.
Hier midi, l’Émir Al F. me fit une jolie surprise. Sachant que j'apprécie l'inattendu et connaissant ma capacité de réaction pour saisir l'instant, ce cher ami me convia à une superbe soirée où spectacle, sensations et sourires allaient être de mise.

La Comtesse de Brisbourg étant en séminaire sous un autre hémisphère, ce fut avec un immense plaisir que j'acceptais d'accompagner mon Émir favori...

Oh ! Chéri, Chéri...
L'eus-tu prédit qu'à midi, j'allais faire virevolter l'agenda de fin de journée ?

Les lustres du lustre du Théâtre du Châtelet ont brillé de mille feux. Aux bras d'un très fin connaisseur, je me suis délectée non pas de mets mais de mélodieuses vocalises et autres interprétations lors du récital éclectique de la Soprano Sumi Jo.

Quelle belle aventure que de découvrir ses tessiture et colorature ! Suaves et savoureuses à souhait, nous nous sommes réjouis de la qualité de cette artiste "divanesque" durant cette soirée improvisée. Sa pétulance, son audace et son humour ont eu raison du public parisien si peu enclin à l'amusement dans pareil lieu. Tant et si bien, qu'après trois rappels et une vibrante ovation, d'aucun n'était décidé à la laisser quitter la scène !

Respectant les consignes drastiques du Théâtre, nous n'avons rien filmé. Pour te donner une idée de sa puissance technique et humoristique, rien de tel qu'Offenbach. Aucune vidéo n'égale sa performance d'hier, tant elle a excellé et nous a amusé !


Une fois le spectacle fini, nous sommes allés saluer cette "Prima Donna" comme il se devait. Nous avons passé tous les barrages et autres blocages que le "petit personnel" faisait subir mal à propos... Des journalistes extrême-orientaux ont été refoulés alors qu'ils avaient parcouru la moitié de la planète pour l'entendre, la féliciter et l'interviewer.

L’Émir Al F. et moi-même ne figurions sur aucune "supposée" liste, n'avions point de carte de presse mais... C'était sans compter sur notre présence scénique naturelle et notre dimension "Washi-Washa, nous le valons" ! Coup de théâtre : une bonne fée nous a propulsé et fait pénétré dans le dédale des loges.

En délicieuse compagnie, j'ai eu le plaisir de passer une soirée fabuleuse et merveilleuse... De celle qui vous donne du scintillant dans les yeux, du pétillant plein la tête ! Comme quoi, tout s'ouvre pour les esprits positifs et souriant à la vie !

Brassée de baisers,

Crédits :
Merci à la Fondation LVMH pour le cliché "Lustre" du Théâtre du Châtelet
Vidéo :
Offenbach : Les contes d'Hoffmann - "The Doll song"

jeudi 13 juin 2013

Saisir l'improbable ! Au coeur des geeks...

Cher Toi,

Puisqu'il semble que mes appartements n'aient pas la fibre avec la fibre optique, ça ne vibre plus depuis deux mois entre cette nouvelle technologie et mon nid. Le fruit de cette mésaventure : la raréfaction des bribes que je te dédis... Des aventures à te conter, j'en ai de beaux bouquets.

Par laquelle commencer ? Là se situe le dilemme.
Surfons donc à contre-courant comme lors de cette conférence TEDxPU à laquelle j'ai assisté samedi dernier.

Il faisait beau et chaud ce jour-là. Evidemment, toutes les terrasses allaient être prises d'assaut. Aussi, je me suis d'emblée enfermée à la Cité des Sciences et de l'Industrie. Point de frivolité mais un sujet dont le titre vous tient en haleine : "Saisir l'improbable !" et une communication qui joue le buzz sur la non-communication genre "Vous saurez tout si vous y assistez !"... Entre Sciences, geeks et Irrationnel, ce sujet énigmatique séduisit mon esprit. Raison pour laquelle je m'inscrivis.

Entourée de toutes les nouvelles technologies, de la génération ultra-geek et de tous leurs accessoires sans lesquels aucun ne semble pouvoir survivre, j'ai eu l'audace de me munir d'un cahier, d'un simple stylo bille et d'écouter, de prendre des notes...
Dé-ca-lé, ce fut perçu ! Per-chée, je fus jugée !


Plus de six heures de conférence et je n'ai pas vu le temps passer. La variété des sujets était intéressante mais certains d'entre eux ne furent qu'évoqués, tel un saupoudrage. L'entrée en matière pour s'ouvrir à l’improbable aurait pu être magistrale avec une mise en bouche telle que "l'anthologie du charabia". Mais la verve du sieur Poncet n'était point à la hauteur : dommage ! Pourtant, il y avait de quoi époustoufler la galerie avec ce thème (langue d'imposture, langue d'invention, jargon absolu, arbitraire du langage...). Le look du présentateur était travaillé à souhait pour la partie "Professeur Maboul, déjanté, décoiffé, à l'air éberlué"... Toutefois, la magie n'a pas opéré. Le soufflé est tombé à plat.

Puis, ce fut la propulsion vers "l'invisible et l'improbable". Dame Marsan fit son entrée en matière sur la texture du silence. Vint ensuite le dessous des choses, la perception de ce qu'on ne voit pas, des interactions de la physique quantique à l'intuition... Une conférence complète sur cette thématique et je signe de suite ! La présentatrice avait aussi ses ambivalences : femme de poigne, au look un tantinet New-Age, ayant un discours oscillant entre psy, thèseux et business... L'ensemble interpellait.

Ensuite, Romain Saillet - un jeune fort intéressant - s'est attelé à nous présenter les médias et leur numérisation. De nouveaux mots et d'étranges maux (curation, storify, infobésité...) ont permis de relater le changement de mœurs qui s'opère sur la toile, le nouvel écosystème de l'information et les réseaux sociaux qui en émergent.

Entra en scène le "digital sherpa" Van Achter et la génération "slash" - tu sais celle qui peut avoir plusieurs cordes à son arc (ex : journaliste/ professeur/ chercheur/ etc.) - et la question de savoir "comment ça marchait avant le wifi et la 3G ?" Mais avec le regard bien sûr, les bonnes ondes (encore elles), sans abonnement, sans limitation de connexion ni de plantage réseau... En résumé : le "Human Hotspot" ! Celui qui émet des ondes, permet à d'autres de s'y connecter et avec qui le courant passe... Des énergies de la médecine chinoise à l'économie de la tension et de l'intention, le champ des possibles est devenu infini.

J'ai appris ce qu'était l'histocompatibilité. Je fus estomaquée par les biohackers dont le concept est de créer des laboratoires de recherche (aussi bien en analyses médicales qu'en d'autres procédés) dans des squats, avec des objets de récup. "La paillasse" fut l'exemple présenté. Qu'on ne s'étonne pas de voir pulluler des labo clandé qui finissent par tout faire péter... Concept à peine flippant !

Blague à part, la jeunesse chercheuse, geek à outrance, propose aussi des inventions poétiques comme l'encre bleue - non pas magique mais biologique - qui nous permettra de "nourrir nos stylos bioréacteurs"...

Bien que dans un milieu différent du mien, je nageais comme un poisson dans l'eau de ces "kiss-kiss bank-bank*, MOOC** et MOOR***", biohackers et doux rêveurs...

Finalement, "Science can Rock" ! Je remercie D@gautier de m'y avoir conviée.
Il faut savoir sortir de sa zone de confort pour saisir l'improbable, stimuler les esprits et voir les choses sous un autre angle. Tout compte fait, "ne pas s'asservir, ne pas se servir mais servir" !
J'ai essayé, j'ai assisté et j'ai bien aimé.

Comme il a été dit que "toute parole reçue que tu n'as pas transmise est une parole volée", je partage avec toi ces quelques courants d'idées qui ont bien fusé...

Des kiss-kiss sans bank-bank ni bang-bang !

Crédit Photo : Bribes & Trib.
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